14.09.2008

Tes cendres en moi

 

Le souvenir de mon bonheur, est aussi-peut être-avec toi, mais mon bonheur s’est encore accentué sans toi, chose que j’ignorais jusque là, mais cette plénitude post relationnelle fut courte, juste un mini moment, rappelle-toi quand tu me prenais de haut, de tellement haut qu’il était impossible que j’échappe à chaque coup à cet drôle d’état dans le quel tu me faisais basculer en bloc, un grain de toi, me livrait à une hébétude absolument animalière, et ta conscience dépourvue de toute compassion s’amusait à me jeter dans les vapes, à toutes les fois, où j’ai brandit le bras pour tenter de me relever avant de reprendre le ciel sur la tête….Ma franchise fût claire comme l’eau de roche, mais ma minable franchise m’a tragiquement guidé droit vers le tournant-un petit, alors !- parce que mon amour, ce tournant constitue aujourd’hui, mon minuscule moment de répit, de méditation, d’une détermination d’un autre temps à vouloir muer notre ancien bonheur sur une concrète réalisation, qui au demeurant doit être différente dans chaque rang, le tien bien sûr, après le mien, le rétrograder évidement ou bien le garder immuable à ce qu’il fut dans un passé non lointain, peu importe…Tu as été seul à remettre les pendules à l’heure entre nous, comme je n’osais pas le faire sans ton ténébreux consentement, les choses s’arrangent difficilement et à petit pas-elles donnent encore cette courageuse impression-mais si tu prenais le pouls de la vérité, tu sauras qu’elle se trouve à des milliers d’années de ce que ta décisive impression te persuades…

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